Le plafond est la surface la plus impitoyable d'une pièce : la lumière y arrive de biais et révèle le moindre défaut. C'est aussi le support qui pardonne le moins l'improvisation.

Les plafonds anciens charentais se rencontrent sous trois formes principales. Le plafond plâtre sur lattis de bois, courant avant 1950, produit des fissures caractéristiques en réseau quand le lattis travaille et se décolle par plaques quand l'accroche cède. Le plafond à la française, avec ses solives apparentes, pose des questions d'isolation phonique entre étages. Le plafond en plaques posé lors d'une rénovation ancienne présente souvent des fissures aux jonctions, signe d'une ossature insuffisamment rigide.
Le traitement dépend de l'ampleur. Des fissures fines sur un support globalement adhérent se reprennent par ouverture, calicot et enduit. Un plâtre qui sonne creux sur de larges zones doit être piqué et repris, ou plus économiquement doublé par un faux plafond posé en dessous.
Le sondage systématique au marteau léger, plafond par plafond, est la première chose que nous faisons lors de la visite. Il évite de découvrir en cours de chantier qu'un rafraîchissement se transforme en réfection.
Poser un faux plafond sur ossature métallique règle plusieurs problèmes à la fois : il masque un support dégradé, permet d'intégrer des spots et des passages de gaines, rattrape un défaut de planéité et améliore sensiblement l'isolation phonique quand on remplit le plénum d'un isolant absorbant.
La perte de hauteur, souvent redoutée, reste modérée : dix à quinze centimètres pour une ossature standard, moins avec des suspentes courtes lorsque le support le permet. Dans les pièces à trois mètres sous plafond des immeubles anciens d'Angoulême, cette perte n'a aucune conséquence perceptible.
Le plafond décaissé, avec une retombée périphérique intégrant un éclairage indirect, relève d'un travail plus fin. Il transforme visuellement une pièce mais suppose une planéité parfaite et une conception de l'éclairage pensée en amont, pas ajoutée après coup.
Deux situations très différentes se présentent. Le plafond sous combles perdus se traite par soufflage ou par déroulé d'isolant au-dessus, une intervention efficace et peu coûteuse qui figure parmi les meilleurs rapports performance-prix de toute la rénovation énergétique. Le plafond sous une pièce chauffée relève, lui, d'un enjeu acoustique plutôt que thermique.
Dans le cas des combles, la qualité de la pose compte autant que l'épaisseur : les jonctions avec les murs, les trappes d'accès et les passages de conduits sont les points par lesquels la performance se perd. Un isolant très épais mal posé donne un résultat inférieur à un isolant moyen posé avec soin.
Sur les planchers entre étages du bâti ancien, le remplissage entre solives combiné à un faux plafond désolidarisé apporte un gain acoustique réel sur les bruits aériens. Les bruits d'impact, pas et chutes d'objets, demandent en revanche un traitement par le sol de l'étage supérieur.

Fourchettes constatées en Charente, fournitures et main d'œuvre comprises, pour un chantier d'accès normal. Elles servent à cadrer un budget et ne remplacent pas un devis établi après visite.
| Prestation | Fourchette indicative |
|---|---|
| Faux plafond sur ossature, prêt à peindre | 50 à 90 € par m² |
| Reprise de fissures et remise en état | 18 à 40 € par m² |
| Dépose d'un plafond plâtre sur lattis | 20 à 40 € par m² |
| Isolation de combles perdus par soufflage | 22 à 45 € par m² |
| Plafond décaissé avec retombée lumineuse | 90 à 170 € par m² |
| Peinture de plafond, deux couches | 18 à 32 € par m² |
Les travaux réalisés dans un logement achevé depuis plus de deux ans relèvent d'une TVA réduite à dix pour cent, ramenée à cinq et demi pour cent lorsqu'ils sont directement liés à une amélioration de la performance énergétique. Le taux appliqué et son motif sont indiqués sur le devis.
Il faut d'abord identifier la cause : lattis qui travaille, ossature insuffisante ou mouvement structurel. Reboucher sans traiter la cause conduit à voir la fissure revenir au même endroit. Un faux plafond désolidarisé règle définitivement les deux premiers cas.
Dix à quinze centimètres en pose courante sur suspentes. On peut descendre plus bas avec des fourrures directement fixées lorsque le support est plan et sain.
Oui si l'espace au-dessus le permet et si les règles de sécurité électrique sont respectées. Sur un plâtre ancien sur lattis, le percement est délicat et le faux plafond devient souvent la solution la plus sûre.
C'est le poste le plus rentable dans la plupart des maisons, jusqu'à un quart des déperditions. Il gagne toutefois à être combiné à un traitement des menuiseries et de la ventilation pour produire un effet complet.
Il vaut mieux, car le travail au plafond génère beaucoup de poussière. À défaut, le mobilier est regroupé et bâché intégralement, et la pièce est isolée du reste du logement.
Les chantiers se combinent souvent : voici ce que nous réalisons par ailleurs.
Murs, plafonds, boiseries et menuiseries.
Papier peint, toile à peindre, panoramique, enduit décoratif ou béton ciré mural : le revêtement change une pièce plus radicalement qu'une couleur, à condition que le support soit à la hauteur.
Volets, portails, boiseries, bardages et façades enduites.
Créer une chambre, doubler un mur froid, isoler une pièce du bruit voisin.
Gagner une chambre sous les toits, transformer un garage, redécouper un volume ancien.
Zone d'intervention : Angoulême, Soyaux, La Couronne, Dignac, Villebois-Lavalette.
Visite sur place, devis détaillé, aucune obligation.